lundi 21 avril 2014

Renée de France, duchesse de Ferrare

Née en 1510, morte en 1575. Fille du roi Louis XII et de sa seconde épouse Anne de Bretagne; sœur de Claude de France, épouse de François 1er et reine de France.
La jeune princesse fut éduquée par sa grand-mère Louise de Savoie et sa tante Marguerite de Navarre, deux brillantes femmes politiques. Sa tante en particulier exerça une forte influence sur ses idées religieuses.

En 1517, une union est envisagée avec Joachim, fils du marquis de Brandebourg (voir le projet conservé aux Archives nationales, cote AE/III/106). Ce dernier en fin de compte épousa Madeleine Saxe en 1524.
Mariée à Hercule d'Este, fils d'Alphonse 1er d'Este et de Lucrèce Borgia en 1528. Ce mariage préservait l'influence de la France en Italie après la défaite de Pavie, mais permettait aussi et peut-être surtout à François 1er de conserver la Bretagne au sein du royaume de France, en faisant renoncer Renée à l'héritage de sa mère et aussi de sa sœur Claude par des cluses de mariage particulièrement désavantageuses. Il fut considéré comme une mésalliance pour la princesse, qui aurait pu prétendre à la main de Charles de Luxembourg, futur Charles Quint.
En 1529, Alphonse d'Este fut lâché par le roi de France et composa avec Charles Quint. Son fils Hercule se tint à une politique prudente de neutralité.
La dot de la princesse était en fait constituée des revenues de seigneuries sises en France (notamment Montargis) et elle était dépendante du bon vouloir du roi de France pour les percevoir. Par ailleurs, l'entourage de la princesse fut composée par François 1er, qui cherchait à le contrôler étroitement. Cet entourage fut une pomme de discorde constante entre les époux, et les crises coïncident toujours avec les moments de tension politiques en Italie, car alors l'entourage de la princesse pouvait être considéré comme un nid d'espions français. 
Les liens avec la France se trouvèrent renforcés par le mariage de leur fille Anne d'Este avec François de Lorraine, duc de Guise, mais aussi par la fuite des deux fils du duc à la cour de France, au grand plaisir d'Henri II.
Le mariage ne fut pas un long fleuve tranquille. La première crise eut lieu en 1536, autour de la position de Renée en faveur des réformés. Renée de France, introduite dans le monde protestant par Marguerite de Navarre, la sœur de François 1er et par sa gouvernante Michelle de Saubonne, se convertit sûrement en 1542, mais sans jamais couper les liens qui l'unissait avec sa famille de France, toujours catholique. Elle accueillit Clément Marot et Jean Calvin. Hercule d'Este était un homme tolérant, qui accueillit en outre les Juifs chassés de l'empire Habsbourg par Charles Quint. Mais en 1554, le duc en appelle au roi de France pour extirper le protestantisme de l'entourage de sa femme, et la convertir. Malgré un procès mené par un inquisiteur envoyé par le roi de France, et un condamnation à l'enfermement, Renée n'abjura pas. des dizaines de ses proches durent prendre la fuite. Mais 7 jours plus tard, Renée assista à la messe et le duc Hercule fit disparaitre toutes les traces du procès. La princesse reprit rapidement ses correspondances avec les Réformés. Ce coup d'éclat s'explique par le climat géopolitique tendu.
La princesse, veuve, de retour en France après 1560, et s'installa à Montargis. Elle fit de la ville un refuge pour les protestants, malgré les menaces de son gendre le duc François de Guise (elle est grand-mère du duc Henri de Guise). Elle sut négocier avec les troupes royales et entretenait de cordiales relations avec ses voisins les Coligny. Elle cherche constamment la paix, critiquant pendant les guerres de religions les extrémistes des deux camps. Présente à Paris pendant la Saint-Barthélémy, elle fut protégée par le duc de Nemours, son gendre et par les Guise et put quitter la capitale. Elle resta alors discrète mais contuna à aider les réfugiés réformés jusqu'à sa mort.

Elle entama une procédure pour récupérer  son héritage, en particulier le duché de Bretagne. L'affaire se termina par un compromis en 1570 au terme duquel elle devint duchesse de Nemours et de Montargis, et Pair de France. Elle mourut avant la fin de l'affaire, puisque le Procureur du roi la bloqua jusqu'à sa mort en 1575.


Source :
Caroline zum Kolk, « Les difficultés des mariages internationaux : Renée de France et Hercule d’Este
», in I. Poutrin et M.-K. Schaub (dir.), Femmes et pouvoir politique. Les princesses d’Europe, XVe –
XVIIIe siècle, Bréal, Rosny-sous-Bois, 2007, p. 102-119. Article légèrement remanié publié en ligne sur Cour de France.fr, février 2011 (http://cour-de-france.fr/article1814.html).

Rothilde, abbesse de Chelles

Née vers 871, morte vers 922, fille de Charles le Chauve et de sa seconde épouse Richilde.
Mariée vers 895 au comte Roger du Maine. Veuve en 900, puis abbesse de l'abbaye de Chelles.

dimanche 9 mars 2014

Elisabeth de France dite Isabelle de Bourbon, Reine d'Espagne

 (Isabelle de Bourbon, par Diego Velazquez - source Wikimedia)

Elisabeth est née le 22 novembre1602, fille du roi Henri IV et de Marie de Médicis, et sœur de Louis XIII. Elle a 7 ans quand le roi Henri IV est assassiné.

En octobre 1615, âgée de 13 ans, elle épouse Philippe, futur roi d'Espagne (alors âgé de 10 ans) et devient Isabelle de Bourbon, tandis que son frère Louis épouse Anne d'Autriche, sœur de Philippe. Les mariages ainsi arrangés permettent le rapprochement des deux Etats et la neutralisation des paiements des dots : les princesses sont échangées.
Elle est très bien reçue en Espagne, grâce en particulier à sa beauté qui est louée par tous les contemporains et ressort des portrait qu'en ont fait les plus grands artistes de l'époque, et fait bonne impression au futur roi d'Espagne Philippe IV. On attend d'elle le rôle habituel des princesses de sang : favoriser la paix et l'entente entre les deux royaumes et surtout donner un héritier à la couronne d'Espagne.
Malgré une intégration rapide à la cour d'Espagne, elle se heurte très vite au comte-duc d'Olivares, favori du roi qui craint pour son influence. Olivares d'un côté entoure la reine de prévenances, de l'autre installe et protège les maîtresses du roi. Il nomme aussi toutes les dames de l'entourage de la reine, à commencer par son épouse la comtesse d'Olivares comme première dame d'honneur et gouvernante de sa maison, qui exercent une étroite surveillance de la jeune reine et la rappelle à l'ordre d'une étiquette espagnole bien plus stricte que celle de la cour de France. La jeune reine vit très mal la tutelle de la duchesse d'Olivares.

Isabelle et Philippe sont couronnés en 1621. Dès cette date (elle a alors 19 ans et le roi 16 ans), elle est régulièrement enceinte. La bonne entente règne dans le couple malgré les infidélités du roi, qui n'a toutefois pas de favorite en titre. La plupart des enfants du couple ne survivent pas, sauf l'infant Baltasar Carlos et l'infante Marie-Thérèse (future épouse de Louis XIV et reine de France).
La naissance de l'Infant Baltasar Carlos (mort en 1646, probablement de l'appendicite), héritier du trône affermit sa position politique face au favori. Elle joue de ses réseaux religieux et rassemble autour d'elle tous les mécontents pour évincer petit à petit le comte d'Olivares et placer des opposants dans l'entourage du roi. La première d'entre eux, qui gardera la confiance du roi après la mort de la reine est une de ses dames d'honneur, la comtesse de Paredes. Les demoiselles et dames d'honneur de la Reine sont issues de toutes les grandes familles nobles d'Espagne et malgré la vigilance du duc d'Olivares, certaines font le lien entre la reine et leur famille, mécontentes du favori.
La reine peut aussi compter sur l'hostilité des infants, frères et sœurs de Philippe IV qui détestent le duc l'Olivares. Petit à petit les factions nobiliaires se détachent du duc et rallient la reine. 

Après l'entrée en guerre de la France contre l'Espagne en 1635, le comte d'Olivares perd lentement son crédit auprès du roi. La reine, qui a pris le parti de l'Espagne contre la France, se révèle une régente efficace pendant que son mari est au front, accompagné du favori. Elle assure un gestion saine des finances et fait voter par les assemblées des différents royaumes d'Espagne les impôts nécessaires, en donnant l'exemple de sacrifices financiers comme la vente de ses bijoux.
En 1643, face aux problèmes qui mettent en péril l'Empire, l'opposition d'une grande majorité de la noblesse et la pression de son épouse, le roi renvoie le comte d'Olivares et déclara à sa tante : "Mon Favori maintenant c'est ma femme", montrant par cette phrase qu'il avait pleinement conscience de l'intelligence politique de la reine Isabelle.

Elle mourut le 6 octobre 1644 des suites d'un neuvième accouchement.

Sources : 
- notice Wikipedia
- Frédérique Sicard, « Une reine entre ombres et lumières ou le pouvoir au féminin : le cas d’Isabelle Bourbon, reine d’Espagne, première femme de Philippe IV (1603-1644) », Genre & Histoire [En ligne], 4 | Printemps 2009, mis en ligne le 01 septembre 2009,
URL : http://genrehistoire.revues.org/736 [consulté le 9 mars 2014]

dimanche 16 février 2014

Isabeau

Fille de Louis XI et de Marie de Sassenage. Epouse de Louis de Saint Priest

Marie de Valois

Fille légitimée (1467) de Louis XI et Marie de Sassenage (1450- vers 1470). Epouse en 1467 Aymar de Poitiers, sire de Saint-Vallier.

Guyette de Valois (bis)

Fille légitimée de Luois XI et Marie de Sassenage.

Guyette de Valois

Fille de Louis XI et de Félizé Reignard, légitimée.