dimanche 9 mars 2014

Elisabeth de France dite Isabelle de Bourbon, Reine d'Espagne

 (Isabelle de Bourbon, par Diego Velazquez - source Wikimedia)

Elisabeth est née le 22 novembre1602, fille du roi Henri IV et de Marie de Médicis, et sœur de Louis XIII. Elle a 7 ans quand le roi Henri IV est assassiné.

En octobre 1615, âgée de 13 ans, elle épouse Philippe, futur roi d'Espagne (alors âgé de 10 ans) et devient Isabelle de Bourbon, tandis que son frère Louis épouse Anne d'Autriche, sœur de Philippe. Les mariages ainsi arrangés permettent le rapprochement des deux Etats et la neutralisation des paiements des dots : les princesses sont échangées.
Elle est très bien reçue en Espagne, grâce en particulier à sa beauté qui est louée par tous les contemporains et ressort des portrait qu'en ont fait les plus grands artistes de l'époque, et fait bonne impression au futur roi d'Espagne Philippe IV. On attend d'elle le rôle habituel des princesses de sang : favoriser la paix et l'entente entre les deux royaumes et surtout donner un héritier à la couronne d'Espagne.
Malgré une intégration rapide à la cour d'Espagne, elle se heurte très vite au comte-duc d'Olivares, favori du roi qui craint pour son influence. Olivares d'un côté entoure la reine de prévenances, de l'autre installe et protège les maîtresses du roi. Il nomme aussi toutes les dames de l'entourage de la reine, à commencer par son épouse la comtesse d'Olivares comme première dame d'honneur et gouvernante de sa maison, qui exercent une étroite surveillance de la jeune reine et la rappelle à l'ordre d'une étiquette espagnole bien plus stricte que celle de la cour de France. La jeune reine vit très mal la tutelle de la duchesse d'Olivares.

Isabelle et Philippe sont couronnés en 1621. Dès cette date (elle a alors 19 ans et le roi 16 ans), elle est régulièrement enceinte. La bonne entente règne dans le couple malgré les infidélités du roi, qui n'a toutefois pas de favorite en titre. La plupart des enfants du couple ne survivent pas, sauf l'infant Baltasar Carlos et l'infante Marie-Thérèse (future épouse de Louis XIV et reine de France).
La naissance de l'Infant Baltasar Carlos (mort en 1646, probablement de l'appendicite), héritier du trône affermit sa position politique face au favori. Elle joue de ses réseaux religieux et rassemble autour d'elle tous les mécontents pour évincer petit à petit le comte d'Olivares et placer des opposants dans l'entourage du roi. La première d'entre eux, qui gardera la confiance du roi après la mort de la reine est une de ses dames d'honneur, la comtesse de Paredes. Les demoiselles et dames d'honneur de la Reine sont issues de toutes les grandes familles nobles d'Espagne et malgré la vigilance du duc d'Olivares, certaines font le lien entre la reine et leur famille, mécontentes du favori.
La reine peut aussi compter sur l'hostilité des infants, frères et sœurs de Philippe IV qui détestent le duc l'Olivares. Petit à petit les factions nobiliaires se détachent du duc et rallient la reine. 

Après l'entrée en guerre de la France contre l'Espagne en 1635, le comte d'Olivares perd lentement son crédit auprès du roi. La reine, qui a pris le parti de l'Espagne contre la France, se révèle une régente efficace pendant que son mari est au front, accompagné du favori. Elle assure un gestion saine des finances et fait voter par les assemblées des différents royaumes d'Espagne les impôts nécessaires, en donnant l'exemple de sacrifices financiers comme la vente de ses bijoux.
En 1643, face aux problèmes qui mettent en péril l'Empire, l'opposition d'une grande majorité de la noblesse et la pression de son épouse, le roi renvoie le comte d'Olivares et déclara à sa tante : "Mon Favori maintenant c'est ma femme", montrant par cette phrase qu'il avait pleinement conscience de l'intelligence politique de la reine Isabelle.

Elle mourut le 6 octobre 1644 des suites d'un neuvième accouchement.

Sources : 
- notice Wikipedia
- Frédérique Sicard, « Une reine entre ombres et lumières ou le pouvoir au féminin : le cas d’Isabelle Bourbon, reine d’Espagne, première femme de Philippe IV (1603-1644) », Genre & Histoire [En ligne], 4 | Printemps 2009, mis en ligne le 01 septembre 2009,
URL : http://genrehistoire.revues.org/736 [consulté le 9 mars 2014]

dimanche 16 février 2014

Isabeau

Fille de Louis XI et de Marie de Sassenage. Epouse de Louis de Saint Priest

Marie de Valois

Fille légitimée (1467) de Louis XI et Marie de Sassenage (1450- vers 1470). Epouse en 1467 Aymar de Poitiers, sire de Saint-Vallier.

Guyette de Valois (bis)

Fille légitimée de Luois XI et Marie de Sassenage.

Guyette de Valois

Fille de Louis XI et de Félizé Reignard, légitimée.

Jeanne de Valois

Fille de Louis Xi et de sa maîtresse Félizé Reignard, née en 1447, morte en 1591, légitimée en 1466, mariée à Louis, bâtard du duc de Bourbon, comte de Roussillon et créé amiral en cette même année.

Jeanne de France

Jeannne de France est la seconde fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie, née le 23 avril 1463 à Nogent-le-roi et morte le 4 février 1505 à Bourges. C'est la soeur d'Anne de Beaujeu, duchesse de Bourbon et du roi Charles VIII. Surnommée Jeanne la boiteuse ou l'estropiée à cause de sa boiterie.
Elle fut mariée à 12 ans à Louis d'Orléans, son cousin, dans la chapelle du château de Montrichard et porta le titre de duchesse d'Orléans, jusqu'à l'annulation de son mariage en 1498, quand Louis d'Orléans accèda au trône de France à la mort de Charles VIII. Elle prit alors le titre de duchesse de Berry et fonda l'ordre de l'Annonciade. Elle fut béatifiée en 1742 et canonisée en 1950.

Elle fut élevée avec sa sœur auprès de sa mère à Amboise jusqu'à l'âge de cinq ans, puis confiée à Anne de Culan et François de Lignière, jusqu'à son mariage en septembre 1476 avec Louis d'Orléans. Après une brève visite à Blois, les époux vivent séparés et Jeanne retourne vivre à Lignières où elle a passé son enfance. A la mort de Louis XI, les époux se retrouvent à Amboise, mais Louis d'Orléans n'obtient pas la régence et refuse de subvenir aux besoins de sa femme. A la mort de Charles VIII, Louis entame une précédure d'annulation de son mariage, ce qui est acté en décembre 1498. Elle reçoit en compensation le titre de duchesse de Berry, et se retire à Bourges.
Elle fonde l'ordre de l'Annonciade en 1501.
L'ordre de l'Annonciation compte aujourd'hui sept couvents : cinq en France, un en Belgique et un autre en Pologne.

Germaine Maillet, Une fille de Louis XI, la Bienheureuse Jeanne de France, Paris, Éditions Ariane, 1939, 150 p., in-8°.
Jean-François Drèze, Raison d'État, raison de Dieu. Politique et mystique chez Jeanne de France, Paris, Beauchesne, collection « Bibliothèque Beauchesne », 1991, 331 p.
  Françoise Michaud-Fréjaville, « Inclitis et merita plena, Jeanne de France, duchesse de Berry (1499-1505) », in Sainte Jeanne de France, duchesse de Berry. 500e anniversaire de la fondation de l'Annonciade, 1502-2002, Actes de la journée d'études, Bourges, 21 septembre 2002, Cahiers d'Archéologie et d'Histoire du Berry, no 157-158, 2004, p. 17-26.
 Dominique Dinet, Pierre Moracchini, Sœur Marie-Emmanuel Portebos (dir.), Jeanne de France et l'Annonciade. Actes du colloque international de l'Institut catholique de Paris (13-14 mars 2002), Les Éditions du Cerf, collection « Cerf Histoire », 2004, 512 p.,
 Marc Joulin, Petite vie de Jeanne de France, Éditions Desclée de Brouwer, Paris, 1992,

Antoine de Lévis-Mirepoix, Jeanne de France, fille de Louis XI, Paris, Flammarion, 1943.
Henri Pigaillem, Jeanne de France, Pygmalion, 2009.